Congés payés des personels OGEC

Congés payés des personels OGEC

Modification de la période

de référence des congés payés

par la convention EPNL

Personnels OGEC attention !!!

  • La convention collective nationale de l’enseignement privé sous contrat a modifié, depuis le 1er septembre 2022, la période de référence des congés payés, qui s’étend désormais du 1er septembre au 31 août de l’année suivante, et non plus du 1er juin au 31 mai.

    Ce changement doit être appliqué dans chaque établissement et porté à la connaissance des salariés et de leurs représentants.

    Une telle modification ne peut avoir pour effet de faire perdre des droits à congés acquis sur la période antérieure; les jours non pris ou non soldés doivent être régularisés.

    Ce que vous devez vérifier…

Soyez vigilants

Rapprochez-vous de votre chef d’établissement ou du service de gestion pour savoir si la nouvelle période de référence (1er septembre – 31 août) est bien appliquée dans votre établissement.

Demandez un point précis sur vos droits à congés payés, notamment sur la période de transition (ancienne période de référence vers la nouvelle), afin de vérifier si tous vos jours de congés ont été accordés ou soldés.

Deux cas possibles

Si la nouvelle période de référence est appliquée : vérifiez que les congés acquis sur l’ancienne période (par exemple du 1er juin 2021 au 31 août 2022) ont bien été pris ou intégralement crédités, et réclamez la régularisation en cas de jours manquants.

Si la nouvelle période de référence n’est pas appliquée : sollicitez le CSE ou vos représentants  Snec-CFTC afin qu’une mise en conformité soit demandée à l’employeur et que les jours de congés non pris ou non régularisés puissent être récupérés.

N’hésitez pas à conserver vos plannings et bulletins de salaire pour appuyer vos demandes et, en cas de difficulté, à vous rapprocher de vos représentants ou de votre syndicat pour un accompagnement personnalisé.

Tania GAYDU conseillère et trésorière du Snec-CFTC 

 

Réforme des concours

Réforme des concours

Réforme des concours d’enseignement et de la formation initiale des enseignants, telle qu’annoncée en mars‑avril 2025, pour une mise en place progressive entre 2025 et 2028

Objectifs de la réforme

  • Attirer davantage de candidats vers le métier d’enseignant.
  • Initier plus tôt à la pratique professionnelle dès la licence.
  • Élever le niveau de qualification en mixant savoirs disciplinaires et pédagogie.

 

Calendrier et déroulement clés

Licence + concours à bac +3

  • À partir de l’automne 2025, les universités proposeront des modules de préparation aux concours dès la L2 et surtout L3.
  • La session de concours bac +3 démarre au printemps 2026 pour le CRPE (écoles) et les concours du second degré (Capes, Capet, CPE).
  • En 2026 et 2027, coexisteront les concours à bac +3 et bac +5, avant la disparition totale de l’ancien format en 2028.

Création d’une licence préparatoire (LPE)

  • Dès la rentrée 2026, une Licence Professorat des écoles (LPE) sera proposée, axée sur les savoirs fondamentaux (français, maths, sciences, histoire‑géographie, langues, EPS…), la pédagogie et la pratique (10 semaines de stage minimum).
  • Les titulaires de cette licence seront, dès 2028, dispensés des épreuves écrites d’admissibilité du concours CRPE.

 Structure rénovée des concours

  • CRPE (premier degré) :
    • 2 épreuves d’admissibilité écrites : français/mathématiques, puis autres domaines (sauf EPS).
    • 2 épreuves orales : exposé disciplinaire (maths ou français), puis entretien motiv­ationnel incluant EPS.
    • Pour les titulaires de la LPE, seules les épreuves orales subsisteront à partir de 2028.
  • Concours du second degré (ex. Capes, Capeps, Capet, CPE) :
    • 2 épreuves écrites disciplinaires, puis 2 épreuves orales (exposé + entretien motivationnel/service public).
    • Les sections générales du CAPLP concernées également.

Formation post-concours et rémunérations

  • Après succès au concours, les lauréats intègrent un master professionnalisant de deux ans (M1 & M2 MEEF) au sein des Inspé ou Isfec.
  • M1 (élève fonctionnaire) : environ 1 400 € nets/mois, avec ~12 semaines de stage d’observation.
  • M2 (fonctionnaire stagiaire) : environ 1 800 € nets/mois, à mi‑temps devant élèves.
  • Engagement de 4 ans de service dans la fonction publique à l’issue.

 Réactions et enjeux observés

  • Syndicats et experts saluent un accroissement de l’attractivité espéré, mais pointent des doutes sur la qualité de la formation et la perte de l’ancrage universitaire.
  • Risques identifiés : instabilité des réformes successives depuis 2010, manque de concertation, décalage entre attentes budgétaires et moyens réels.
Echéances Changements principaux
Rentrée 2025 Modules de préparation au concours dès L2/L3
Printemps 2026 Début des concours à bac + 3 (CRPE, Capes…)
2026-2027 Période transitoire : concours bac+3 et bac+5 coexistent
Rentrée 2026 Mise en place de la licence LPE (professeur des écoles)
Printemps 2028 Suppression définitive des concours à bac+5
Post-concours 2 ans de master rémunéré, puis titularisation et engagement de 4 ans

 

Conclusion 

La réforme vise à réduire la durée de parcours avant le concours, professionnaliser tôt les futurs enseignants, et assurer une rémunération dès le début de la formation pratique. Elle marque une rupture avec l’ancien modèle bac+5, en espérant renforcer le vivier de candidats et la qualité d’enseignement. Toutefois, le succès dépendra de la bonne mise ne œuvre des formations, de la stabilité du calendrier et des moyens accordés.

Béatrice TORIBIO conseillère du Snec-CFTC 

 

Fermeture des postes

Fermeture des postes

FERMETURE DES POSTES ? Sommes-nous aussi concernés dans l’enseignement privé ?

Les chiffres annoncés lors d’un CODIEC (Commission Diocésaine de l’Enseignement Catholique) doivent nous interpeller et nous faire réfléchir. Mais sommes-nous impactés comme nos collègues du public ?

Il a été rapporté que depuis deux ou trois ans, les effectifs de nos élèves diminuent de manière significative tant au niveau du premier degré que du second degré.

Globalement, l’institution a perdu 2,2 % de ses effectifs d’élèves. Cette baisse sérieuse n’est pas sans conséquence pour la pérennité des établissements et des emplois. En effet, cette diminution des effectifs peut entraîner des répercussions importantes : fermeture de classes, perte d’heures pour les collègues, donc de postes d’enseignants.

La perte de 4 ETP (Emploi Temps Plein) pour l’enseignement catholique à la prochaine rentrée doit nous interpeller.

Les raisons invoquées sont principalement la baisse de la natalité en Guadeloupe.

Pouvons-nous nous satisfaire de cet argument ?

Selon nous, c’est un peu trop simpliste, surtout quand on voit s’ouvrir un peu partout en Guadeloupe des écoles privées qui réussissent à attirer un nombre suffisant d’élèves.

Nous croyons qu’une réflexion en profondeur s’impose.

 

 

Un avenir à construire ensemble

Accepter cet argument revient à considérer cette situation comme une fatalité. Notre syndicat par sa présence active dans les instances (CSE, CAE, CDE, CODIEC)* réfléchit et apporte avec les autres acteurs de l’enseignement privé des idées innovantes. Mais chacun de nous, chaque enseignant, doit aussi garder à l’esprit qu’il doit apporter quel chose de différent, aussi bien dans son enseignement que dans sa posture.  Il nous semble que la réflexion doit être aussi approfondie par les chefs d’établissement avec les équipes éducatives.

L’engagement dans ces instances n’est pas seulement une responsabilité individuelle, c’est un devoir collectif. Plus nous sommes nombreux à y participer, plus les décisions qui en émanent sont justes et équilibrées.

L’avenir de notre établissement repose donc sur notre capacité à travailler ensemble, à nous écouter et à nous soutenir mutuellement.

C’est à nous, dans les positions que nous occupons, (Enseignants, Élus en CSE, représentant syndical dans les instances) de contribuer aux solutions.

L’Enseignement catholique doit se réinventer et se moderniser pour répondre aux nouvelles attentes sociétales et sociales. Exigeons notre participation à une réflexion commune. Soyons les partenaires d’une co-construction d’une école catholique plus attractive et plus forte, qui garantisse la pérennité de nos établissements et donc de nos emplois.

La présence de nos collègues et leur engagement sont cruciaux. Ensemble, nous pouvons faire face à cette situation et construire un avenir meilleur pour l’Enseignement catholique en Guadeloupe. Ne laissons pas cette opportunité de renouveau et d’innovation nous échapper. Soyons vigilants et unis dans notre quête de progrès et de pérennité.

CSE: Comité Social et Économique

CAE: Commission académique de l’Emploi 2nd degré.

CDE: Commission départementale de l’Emploi 1er degré.

CODIEC: Commission Diocésaine de l’Enseignement Catholique (présidée par Monseigneur GUIOUGOU)

Patrick SYTADIN membre actif du Snec-CFTC