Mutuelle MGEN
Le changement se fera à partir du 1er Mai 2026, la protection santé devient obligatoire pour les enseignants du privé. Consultez vite votre boite académique car il y a une date limite pour s’inscrire et choisir ses options.
Le changement se fera à partir du 1er Mai 2026, la protection santé devient obligatoire pour les enseignants du privé. Consultez vite votre boite académique car il y a une date limite pour s’inscrire et choisir ses options.
La convention collective nationale de l’enseignement privé sous contrat a modifié, depuis le 1er septembre 2022, la période de référence des congés payés, qui s’étend désormais du 1er septembre au 31 août de l’année suivante, et non plus du 1er juin au 31 mai.
Ce changement doit être appliqué dans chaque établissement et porté à la connaissance des salariés et de leurs représentants.
Une telle modification ne peut avoir pour effet de faire perdre des droits à congés acquis sur la période antérieure; les jours non pris ou non soldés doivent être régularisés.
Ce que vous devez vérifier…
Rapprochez-vous de votre chef d’établissement ou du service de gestion pour savoir si la nouvelle période de référence (1er septembre – 31 août) est bien appliquée dans votre établissement.
Demandez un point précis sur vos droits à congés payés, notamment sur la période de transition (ancienne période de référence vers la nouvelle), afin de vérifier si tous vos jours de congés ont été accordés ou soldés.
Deux cas possibles
Si la nouvelle période de référence est appliquée : vérifiez que les congés acquis sur l’ancienne période (par exemple du 1er juin 2021 au 31 août 2022) ont bien été pris ou intégralement crédités, et réclamez la régularisation en cas de jours manquants.
Si la nouvelle période de référence n’est pas appliquée : sollicitez le CSE ou vos représentants Snec-CFTC afin qu’une mise en conformité soit demandée à l’employeur et que les jours de congés non pris ou non régularisés puissent être récupérés.
N’hésitez pas à conserver vos plannings et bulletins de salaire pour appuyer vos demandes et, en cas de difficulté, à vous rapprocher de vos représentants ou de votre syndicat pour un accompagnement personnalisé.
Tania GAYDU conseillère et trésorière du Snec-CFTC
Réforme des concours d’enseignement et de la formation initiale des enseignants, telle qu’annoncée en mars‑avril 2025, pour une mise en place progressive entre 2025 et 2028
Licence + concours à bac +3
Création d’une licence préparatoire (LPE)
Structure rénovée des concours
| Echéances | Changements principaux |
| Rentrée 2025 | Modules de préparation au concours dès L2/L3 |
| Printemps 2026 | Début des concours à bac + 3 (CRPE, Capes…) |
| 2026-2027 | Période transitoire : concours bac+3 et bac+5 coexistent |
| Rentrée 2026 | Mise en place de la licence LPE (professeur des écoles) |
| Printemps 2028 | Suppression définitive des concours à bac+5 |
| Post-concours | 2 ans de master rémunéré, puis titularisation et engagement de 4 ans |
La réforme vise à réduire la durée de parcours avant le concours, professionnaliser tôt les futurs enseignants, et assurer une rémunération dès le début de la formation pratique. Elle marque une rupture avec l’ancien modèle bac+5, en espérant renforcer le vivier de candidats et la qualité d’enseignement. Toutefois, le succès dépendra de la bonne mise ne œuvre des formations, de la stabilité du calendrier et des moyens accordés.
Béatrice TORIBIO conseillère du Snec-CFTC
Les chiffres annoncés lors d’un CODIEC (Commission Diocésaine de l’Enseignement Catholique) doivent nous interpeller et nous faire réfléchir. Mais sommes-nous impactés comme nos collègues du public ?
Il a été rapporté que depuis deux ou trois ans, les effectifs de nos élèves diminuent de manière significative tant au niveau du premier degré que du second degré.
Globalement, l’institution a perdu 2,2 % de ses effectifs d’élèves. Cette baisse sérieuse n’est pas sans conséquence pour la pérennité des établissements et des emplois. En effet, cette diminution des effectifs peut entraîner des répercussions importantes : fermeture de classes, perte d’heures pour les collègues, donc de postes d’enseignants.
La perte de 4 ETP (Emploi Temps Plein) pour l’enseignement catholique à la prochaine rentrée doit nous interpeller.
Les raisons invoquées sont principalement la baisse de la natalité en Guadeloupe.
Pouvons-nous nous satisfaire de cet argument ?
Selon nous, c’est un peu trop simpliste, surtout quand on voit s’ouvrir un peu partout en Guadeloupe des écoles privées qui réussissent à attirer un nombre suffisant d’élèves.
Nous croyons qu’une réflexion en profondeur s’impose.
Accepter cet argument revient à considérer cette situation comme une fatalité. Notre syndicat par sa présence active dans les instances (CSE, CAE, CDE, CODIEC)* réfléchit et apporte avec les autres acteurs de l’enseignement privé des idées innovantes. Mais chacun de nous, chaque enseignant, doit aussi garder à l’esprit qu’il doit apporter quel chose de différent, aussi bien dans son enseignement que dans sa posture. Il nous semble que la réflexion doit être aussi approfondie par les chefs d’établissement avec les équipes éducatives.
L’engagement dans ces instances n’est pas seulement une responsabilité individuelle, c’est un devoir collectif. Plus nous sommes nombreux à y participer, plus les décisions qui en émanent sont justes et équilibrées.
L’avenir de notre établissement repose donc sur notre capacité à travailler ensemble, à nous écouter et à nous soutenir mutuellement.
C’est à nous, dans les positions que nous occupons, (Enseignants, Élus en CSE, représentant syndical dans les instances) de contribuer aux solutions.
L’Enseignement catholique doit se réinventer et se moderniser pour répondre aux nouvelles attentes sociétales et sociales. Exigeons notre participation à une réflexion commune. Soyons les partenaires d’une co-construction d’une école catholique plus attractive et plus forte, qui garantisse la pérennité de nos établissements et donc de nos emplois.
La présence de nos collègues et leur engagement sont cruciaux. Ensemble, nous pouvons faire face à cette situation et construire un avenir meilleur pour l’Enseignement catholique en Guadeloupe. Ne laissons pas cette opportunité de renouveau et d’innovation nous échapper. Soyons vigilants et unis dans notre quête de progrès et de pérennité.
CAE: Commission académique de l’Emploi 2nd degré.
CDE: Commission départementale de l’Emploi 1er degré.
CODIEC: Commission Diocésaine de l’Enseignement Catholique (présidée par Monseigneur GUIOUGOU)
Patrick SYTADIN membre actif du Snec-CFTC